ATG, Assistance Technique Groupée = manoeuvre d’acheteur, ou source de valeur après tout ?

La logique de consolidation des panels fournisseurs, technique de base pour l’acheteur de catégories de produits « directs » (matière première, composants… ) se décline mais avec des nuances importantes sur les achats de prestations.

  • Un coût de prestation « jour-homme » ≈ constant quel que soit la quantité – quel effet volume ?
  • quel création de valeur ?
  • d’où vient la marge du prestataire principal ?   Notre billet explore les possibilités d’amélioration de la performance

On peut faire un moule 64 empreintes pour produire des pièces – et le coût des pièces, après amortissement de l’outillage, est nettement moindre qu’avec un moule à 8 empreintes. Le problème : cela ne marche pas pour les hommes !

La logique de l’acheteur de production ne fonctionne donc pas. Pourtant, si l’offre ATG a émergé, cela veut dire que les prestataires revendiquent un avantage pour leurs futurs clients.

Quels sont ces avantages ?

  • rationalisation des taux
  • facilité de sourcing / recherche de profils
  • productivité en comptabilité / gestion fournisseur

jusque-là on est dans la compression des coûts, aucune création de valeur en vue.

Il faut donc aller plus loin :

  • amélioration des processus avec une recherche d’efficacité métier
  • quitter le principe de facturation en jour-homme, pour aller vers la prestation à l’unité d’oeuvre
  • mettre en place des engagements de résultats et pas simplement de moyens.

In fine, on s’approche d’une externalisation plus structurée.

L’ATG permet de récupérer des « bouts » de sous-traitance mal organisés, le fruit d’une gestion trop souple au fil du temps. Le choix de prestataires, les engagements de résultat… viennent naturellement quand on met en place une stratégie d’externalisation cohérente.