L’externalisation continuent à faire l’objet de débats et de doutes… La fonction achat monte en puissance et s’implique de plus en plus dans les projets mais voilà qu’on parle d’externaliser la fonction elle-même !

Avez-vous la maturité nécessaire pour saisir l’opportunité et pour évaluer la valeur d’une stratégie d’externalisation ?

La fonction achat est de plus en plus impliquée dans les projets d’externalisation – surtout lors de la consultation. Elle l’est moins sur les analyses stratégiques de « Make or Buy » – pourtant c’est bien le rôle de l’acheteur de chercher des solutions innovantes su le marché fournisseurs.

Les trouvailles de l’acheteur permettent à une entreprise de se rendre compte que la sous-traitance d’une activité permettra une meilleure performance. Peu d’entreprises effectuent régulièrement des revues stratégiques sur les activités « internes » telles que DSI et encore moins sur les autre processus aujourd’hui externalisables.
Les cycles contractuels en ITO (Information Technology Outsourcing) sont aujourd’hui établis, mais plutôt dans une logique de renouvellement de contrats de moyens que dans une recherche de performance. Pourtant, l’arrivée du « cloud » et autres nouvelles technologies présentent de nombreuses opportunités.
Pour les autres fonctions support, les exemples de stratégies innovantes sont rares, même si on peut en trouver des exemples dans les activités se prêtant au « BPO ». Le magazine Décision Achats dans un article récent cite : la paie, la GED et les centres d’appel. Mais l’idée qu’on peut révolutionner par exemple la comptabilité fournisseurs en accédant à :
  • un processus « order to pay » unique et plus fluide
  • des statistiques utilisables sur la facturation par famille d’achat
  • des balances fournisseurs à J+2

est effectivement considérée comme révolutionnaire… et surtout en France.

Concernant le sourcing, les recherches récentes sur les pratiques managériales en achats et approvisionnement indiquent que, même dans les grandes sociétés, les compétences, les expertises et les infrastructures nécessaires manquent pour atteindre la même efficacité sur toutes les catégories de dépenses.
Les lacunes suivantes sont souvent citées :
  • dans la plupart des sociétés, l’expertise achat est concentrée dans les catégories d’achat les plus stratégiques, la véritable couverture plafonne à 75%
  • la visibilité sur les dépenses de frais généraux reste floue pour la plupart des entreprises : environ 1/4 des achats sont hors contrat (« achats maverick »)
  • peu d’entreprises ont standardisé les processus d’achat et d’approvisionnement, ils demeurent manuels et locaux
  • les achats et l’approvisionnement manifestent un déficit dans l’utilisation d’outils d’automatisation et d’analyse.

Ces facteurs suggèrent qu’il y a encore de beaux progrès à faire. Mais comment s’y prendre ? Quel est le moyen le plus efficace d’exploiter ces gains latents ? Quels investissements faire ?

  • faire (encore) appel aux cabinets de conseil en stratégie ?
  • augmenter les ressources (en interne) ?
  • adopter les nouveaux outils d’e-sourcing et e-procurement ?

Et si l’externalisation était la meilleure option ?